Fin de l’atelier de formation et de sensibilisation des producteurs agricoles et des animateurs des radios communautaires

Des conduites à tenir au cours de cette saison 2023, qui enregistre un démarrage précoce à normal et une fin tardive à normale sur le Niger

Jeudi 26 mai dernier, ont pris fin à Dosso, les travaux de l’atelier de formation et de sensibilisation des producteurs agricoles et des animateurs des radios communautaires. C’est une cinquantaine de participants en provenance de toutes les régions du Niger, à l’exception de celle d’Agadez, qui ont pris part à cette rencontre, organisé par la Direction de la Météorologie Nationale (DMN) organise, en collaboration avec ses partenaires dont Swissaid, Wiser et UKaid. Durant trois (3) jours les participants ont eu à se familiariser avec les données et informations climatiques et météorologiques, à être former et sensibiliser sur l’information climatique, les services climatiques et les produits d’informations climatiques élaborés par la DMN et à savoir comment utiliser ces données fournies par la DMN, dans le cadre des activités agro-sylvo-pastorales et halieutiques. Des travaux de groupes, en plénière, des exercices et des recommandations été au menu dudit atelier. Enfin, les participants ont pris connaissances des prévisions saisonnières des précipitations et des caractéristiques agro-climatiques de la saison d’hivernage 2023 pour le Niger.

Dans son intervention, Mme Liman Aissa Diallo a d’abord précisé que, l’objectif global de cet atelier est de renforcer les capacités des communautés rurales à l’utilisation efficiente de l’information climatique dans la prise de décision en vue de les rendre résilientes face aux impacts négatifs du changement climatique.

Elle s’est ensuite appesantie sur : les objectifs des prévisions saisonnières, l’évaluation des prévisions saisonnières 2022 sur le Niger, le partage des prévisions traditionnelles, celui des prévisions saisonnières 2023 sur le Niger, l’utilisation des prévisions saisonnières, suivie des avis, conseils et recommandations.

Déclinant les prévisions climatiques saisonnières des précipitations sur le Niger pour la période Juillet-Aout-Septembre 2023, Mme Diallo a indiqué qu’il est prévu, pour cette période, un cumul pluviométrique normal à tendance légèrement excédentaire sur la bande agro-pastorale du Niger.

Par rapport à la prévision des paramètres clés agro climatiques de la saison 2023, elle a noté que ‘‘Il est prévu pour la saison 2023, un démarrage précoce à normal sur le pays en dehors de la région de Diffa où le démarrage est prévu à précoce. Il est aussi prévu pour la saison 2023, une fin de saison tardive à normale sur le Niger’’.

Selon elle, Des séquences sèches de durées longues à moyennes sont attendues en début de saison sur l’ensemble de la zone agricole à l’exception de la région de Diffa et le département de Gaya où elles sont prévues normales à longues. Aussi, il est à noter, des séquences sèches de durées normales à longues attendues sur l’ensemble du pays en fin de la saison.

« Au regard des cumuls de pluies globalement normaux à tendance excédentaires attendus sur la bande sahélo-soudanienne, des durées de séquences sèches longues à moyennes, des écoulements des cours d’eau excédentaires, des risques hydrométéorologiques relatifs aux inondations, à la sècheresse, à la santé et au temps, pourraient se produire sur le pays », a annoncé la spécialiste de la DMN.

Selon elle, par rapport aux risques de l’inondation, il faut : renforcer la communication des prévisions saisonnières et de leurs mises à jour afin d’informer et de sensibiliser les communautés sur les risques d’inondations ; exhorter les populations à prendre les mesures nécessaires pour réhabiliter les maisons vulnérables en l’occurrence les maisons en banco ou construire des abris temporaires plus résilients (exemple hangars) aux inondations pluviales notamment ; appuyer les efforts de la presse, des plateformes de réduction des risques de catastrophes, des ONG et du Système d’Alerte Précoce ; renforcer la veille et les capacités d’intervention des structures en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires ; éviter l’occupation anarchique des zones inondables aussi bien par les habitations que par les cultures et les animaux ; renforcer les digues de protection et assurer la maintenance des infrastructures routières ; curer les caniveaux et évacuer les déchets pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies ; suivre de près les seuils d’alerte dans les sites à haut risque d’inondation ; identifier et aménager des sites d’accueil des populations sinistrées ; suivre les mises à jour des prévisions que produisent et diffusent la DMN et la Direction de la Gestion des Ressources en Eaux du Niger ; assurer la veille et renforcer la prospection dans les zones grégarigènes du criquet pèlerin.

Aussi, par rapport aux risques de sécheresse, la MDN recommande de : soutenir le déploiement de techniques climato-intelligentes d’augmentation des rendements des cultures et des fourrages, face aux risques climatiques (pauses pluviométriques) ; utiliser les espèces et variétés de cultures tolérantes au déficit hydrique dans les zones à risque de sècheresse ; diversifier les pratiques agricoles et promouvoir l’irrigation et le maraîchage dans les zones en baisse de production ; faciliter aux producteurs l’accès à des semences des variétés améliorées et des intrants agricoles adaptés à leurs besoins ; adopter des techniques culturales de conservation des eaux et des sols ; prévenir la prolifération de la chenille mineuse de l’épi du mil ; renforcer les dispositifs d’information, d’encadrement et d’assistance agro-hydrométéorologique des producteurs ; reconduire l’opération des pluies provoquées au cours de la saison 2023 en vue d’atténuer les risques de sécheresse (longues pauses pluviométriques).

Les recommandations face aux risques de maladies et ennemis des cultures sont relatives : au renforcement des capacités du système national de la santé et des plateformes nationales de réduction de risques de catastrophes ; à la sensibilisation et à la diffusion des informations d’alerte sur les maladies climato-sensibles ; à l’assainissement des agglomérations à travers des opérations de drainage, de curage des caniveaux et de traitement des gîtes larvaires et éviter le contact avec les eaux stagnantes ; à la vaccination des populations et les animaux pour prévenir les maladies épidémiques et endémiques ; à la prévention des épizooties à germes préférant de bonnes conditions humides notamment la fièvre de la vallée du Rift et au renforcement de la vigilance contre les maladies et les ennemis des cultures (chenille légionnaire et autres insectes nuisibles).

Enfin, pour réduire les risques liés à d’autres phénomènes météorologiques, Mme Diallo a déclaré qu’étant donné le profil attendu, notamment avec des débuts précoces à normaux, suivis des pauses pluviométriques longues à normales en général, il est fort probable que la situation météo en début de saison (Mai-Juin surtout) soit caractérisée assez souvent par des orages accompagnés par des vents forts, de la poussière et du sable. Il est alors conseiller, entre autres de : prendre des mesures pour protéger les personnes et les infrastructures vulnérables à ces risques météorologiques ; protéger les jeunes pousses contre le vent et les dépôts de poussière et/ou du sable ; éviter de s’abriter sous les arbres et d’y garer les véhicules ; ranger les objets (tranchants, pointus) susceptibles d’être emportés par les vents forts ; redoubler de vigilance en cas de mauvaise visibilité dans le respect strict du code de la route pour les véhicules et surtout les bus de transport ; prendre connaissance des mises à jour des bulletins d’alerte dans l’exécution des chantiers des travaux publics et de protéger les animaux vulnérables lors des fortes pluies localisées.

Mahamadou Diallo

(Chargé de Communication/PFPN)

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Annonce Atelier sur l’accès des femmes au foncier rural

Le Collège des femmes de Plateforme Paysanne du Niger (PFPN), organise du lundi 29 au mercredi 31 mai 2023, un Atelier sur l’accès des femmes au foncier rural. Cet atelier se déroulera à la Maison de la Presse, sise au Ministère de la Culture à Niamey, placé sous le thème  ‘‘Plaidoyer sur l’accès des femmes au foncier rural’’. La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, Mme Allahoury Aminata Zourkaleyni est la marraine de l’événement.

En avant pour la Parité, la Sécurisation et la Gouvernance foncière dans les Aménagements Hydro-Agricole en faveur des femmes !

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Consortium de suivi de la mise en œuvre de la plateforme PFRN

1ère réunion sur le Consortium de suivi de la mise en œuvre de la politique foncière rurale du Niger

C’est parti pour la pleine implication de la société civile dans la mise en œuvre et le suivi de la PFRN ! 

Le siège national de la Plateforme Paysanne du Niger (PFPN) a abrité, ce jeudi 11 mai 2023, la 1ère réunion sur le Consortium de suivi de la mise en œuvre de la politique foncière rurale du Niger. 4 représentants des collectifs, 3 représentants des faîtières des organisations paysannes, 2 représentants du collège des femmes, 2 des représentants du collège des jeunes et 5 agents de a PFPN. Lors de cette rencontre, les objectifs du consortium, la vision, les différentes activités à réaliser, l’étude et les résultats attendus de l’étude ont été décliné aux participants par M. Issoufa Adamou Abdou, le Coordonnateur du Consortium.

Expliquant le contexte de la mise en place d’un tel cadre, M. Issoufa Adamou Abdou, a expliqué qu’elle intervient suite à l’adoption de la politique foncière rurale en septembre 2021 suivi de son plan d’action ; de la volonté des acteurs de la société civile de poursuivre la dynamique engagée lors de l’élaboration de la PFR, de celle des partenaires financiers pour accompagner la mise en œuvre de la PFR surtout en ce qui concerne l’observatoire ; de la tenue de l’atelier sur les trajectoires des politiques foncières en mai 2022 avec l’appui de l’ADF ; de la concrétisation de la mise en place d’un consortium pour le suivi de la mise en œuvre de la PFR avec la signature d’un Mémorandum.

« La vision est de ‘‘faire de la politique foncière une réalité au Niger garantissant ainsi à toutes les Nigériennes et à tous les Nigériens un accès sécurisé au foncier de qualité, contribuant à l’attractivité des secteurs de l’agriculture et de l’élevage et permettant aux productrices et producteurs de vivre dignement de leur profession dans un environnement favorable’’», a-t-il précisé.

Selon lui plusieurs objectifs sont visés à travers la mise en place d’un tel cadre dont : Asseoir un cadre national de la société civile de référence de veille, de suivi et d’interpellation sur la mise en œuvre de la politique foncière rurale au Niger ; animer le plaidoyer auprès de l’État et des différents partenaires en vue d’assurer une mise en œuvre efficace du plan d’action 2021-2025 de la politique foncière rurale; suivre, évaluer et capitaliser les processus de sécurisation foncière notamment dans les domaines agricole, pastoral et halieutique et enfin suivre et accompagner les initiatives mises en œuvre par l’État en vue de l’amélioration de l’accès des femmes et des jeunes aux terres publiques aménagées dans les domaines agricole, pastorale et halieutique.

« La présente proposition vise à promouvoir une participation concertée, efficace et de qualité de la société civile dans le suivi de la mise en œuvre de la politique foncière rurale au Niger. Spécifiquement, il s’agit de : renforcer les capacités des membres du Consortium dans la production des données et connaissances thématiques et la documentation/capitalisation des processus fonciers au Niger en vue de nourrir le suivi de la mise en œuvre de la PFRN et les processus de réforme foncière à venir ; de dynamiser et renforcer la concertation entre les acteurs de la société civile du Niger dans le domaine du foncier rural en général et de la mise en œuvre de la PFRN en particulier et de renforcer les capacités des responsables du Consortium en matière de gestion des espaces de dialogue multi acteurs et d’analyse stratégique des questions foncières.

Plusieurs activités sont prévues par ledit Consortium, il s’agit de : la réalisation d’une étude sur les pratiques de la transhumance transfrontalière dans l’espace sous régional ouest-africain. Cette étude permettra de faire l’état des lieux des textes juridiques régissant la transhumance transfrontalière dans l’espace ouest-africain est établi ; de mettre en évidence et d’analyser les limites, les incohérences et autres insuffisances desdits textes sont mises en évidence et analysées ; d’identifier et d’analyser, en tenant compte du contexte de a crise sécuritaire, les évolutions et les transformations significatives intervenues dans la pratique de la transhumance transfrontalière ; tirer des enseignements pertinents et formuler des recommandations susceptibles de contribuer, d’une part, à l’amélioration des textes juridiques régissant la mobilité pastorale, et, d’autre part, à la levée ou à la réduction significative des contraintes majeures liées à cette activité.

Parmi les autres activités retenues notons : la capitalisation des processus d’élaboration et de mise en œuvre des schémas d’aménagement fonciers (SAF) ; l’organisation des rencontres régulières en fonction de l’actualité sur le foncier ; l’organisation des ateliers d’échanges-débats et de concertation pour collecter des propositions de réformes destinées au CNCR et aux décideurs ; l’organisation d’une rencontre de bilan et d’auto évaluation de la mise en œuvre du processus. « De manière plus globale, nous souhaitons que, des connaissances soient produites et partagées avec les différents acteurs pour alimenter la réforme et favoriser une meilleure implication du Consortium dans les cadres de dialogue politique sur le foncier aux niveaux national, régional, départemental et communal ; que les organisations de la société civile conduisent des actions collectives de plaidoyer plus fortes pour la prise en compte des préoccupations du monde rural dans la mise en œuvre et le suivi de la Politique du Foncier Rural du Niger (PFRN) et que l’efficacité et la qualité de l’implication de la société civile dans le dialogue politique sur le Foncier Rural et plus globalement sur le monde agricole et pastoral au Niger sont renforcées », a conclu le Coordonnateur du Consortium.

Mahamadou Diallo

(Responsable de la Communication /PFPN)

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Atelier de formation et de sensibilisation

Cet atelier de formation et de sensibilisation des producteurs agricoles et des animateurs des radios communautaires

Faire comprendre et accéder aux participants les informations météorologiques et climatologiques au Niger

Du 22 au 26 mai 2023, la Direction de la Météorologie Nationale (DMN) organise, en collaboration avec ses partenaires dont Swissaid, Wiser et UKaid, organise à Dosso, un atelier de formation et de sensibilisation de petits producteurs agricoles et des animateurs des radios communautaires sur l’utilisation de l’information climatique au Niger. L’objectif de cette rencontre est de renforcer les capacités des communautés rurales à l’utilisation efficiente de l’information climatique dans la prise de décision en vue de les rendre résilientes face aux impacts négatifs du changement climatique. De manière spécifique, il s’agit de former et de sensibiliser  l’ensemble des acteurs des 7 régions du Niger, (Diffa, Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéri, Niamey et Zinder), sur l’information climatique, les services climatiques et les produits d’informations climatiques élaboré par la DMN. C’est une cinquantaine de participants, en provenance de ces 7 régions qui ont pris part à cette rencontre.

L’atelier vise aussi à restituer les résultats de la prévision saisonnières 2023 au niveau de chaque commune, de permettre aux producteur de prendre des décisions pour mieux préparer la campagne agricole 2023, de mettre à la disposition des producteurs des services techniques et des responsables des radios communautaires des informations et outils d’aide à la prise de décision facilement compréhensibles, de partager avec les participants les liens d’accès aux produits et services de la DMN.

La rencontre de Dosso compte vise à établir des relations entre fournisseurs et utilisateurs de services climatologiques au niveau technique et décisionnel, à évaluer la formation par les bénéficiaires, à recueillir des témoignages des participants suite à la formation et à produire un rapport d’atelier. Selon la Représentante de la DMN, Mme Liman Aissa Diallo,  financé par notre partenaire, le Programme WISER Africa du Service météorologique de Grande Bretagne (UK Met Office), cet atelier permettra de renforcer la capacité des agriculteurs vulnérables à accéder et utiliser les informations et services climatiques pour la prise de décisions.

« Mieux, en leur fournissant des informations fiables et en temps réel sur les conditions météorologiques et climatiques, la Direction de la Météorologie Nationale a la capacité d’orienter leur décision et d’améliorer ainsi leur productivité et leur résilience. Nous souhaitons également permettre aux animateurs de radios communautaires et agents communaux de l’agriculture et de l’élevage, d’intégrer ces informations climatiques dans leurs interactions quotidiennes avec nos communautés rurales. Elle a ajouté que le DMN espère que cet atelier améliorera l’accessibilité et la compréhension des services d’information climatique fournis par la DMN à tous les bénéficiaires en vue d’augmenter leur capacité d’adaptation à la variabilité climatique et l’adoption de meilleures pratiques de gestion des risques, contribuant à renforcer la résilience des communautés rurales du Niger. « Nous sommes confiants que cet atelier sera une étape importante dans notre parcours commun pour créer un Niger plus résilient et plus prospère. Ensemble, nous allons transformer notre utilisation de l’information climatique pour mieux informer nos agropasteurs et préparer nos communautés rurales face aux défis climatiques de demain », a lancé Mme Diallo.

Permettra de mieux gérer les risques climatiques et améliorer l’accès et la compréhension de ces services par les bénéficiaires 

Quant au Représentant du Service de la Météorologie de la Britannique et Coordinateur régional de l’Afrique de l’Ouest du Programme WISER Africa, Dr Issa Lélé, a lui noté que le Niger, en particulier, est particulièrement concerné en raison de sa position géographique et des impacts du changement climatique qui affectent la vie quotidienne de millions de Nigériens, dont ceux qui dépendent de l’agriculture pour leur subsistance. Il est donc essentiel, selon lui, de comprendre que le changement climatique n’est pas une menace lointaine, mais une réalité qui affecte déjà nos vies, et surtout celles des plus vulnérables.

« Notre objectif, au programme Wiser, est de renforcer la résilience des populations vulnérables face à la variabilité et aux changements climatiques en fournissant des informations météorologiques et climatiques de haute qualité et en facilitant leur utilisation dans la prise de décisions. Cet atelier, le premier du genre au Niger sous l’égide de WISER Africa, représente une étape significative dans notre effort commun pour relever ces défis. Nous sommes fiers de collaborer avec la DMN pour atteindre cet objectif. « Grâce à la formation et à la sensibilisation, nous espérons renforcer la capacité des petits agriculteurs et des animateurs de radios communautaires à comprendre et à utiliser les informations météorologiques et climatologiques. Cela leur permettra de mieux gérer les risques climatiques dans leurs prises de décisions, tout en améliorant l’accès et la compréhension de ces services par les bénéficiaires », a-t-il estimé.

Par ailleurs, a-t-il ajouté, ‘‘nous avons l’ambition d’étendre ce processus à davantage de communes au Niger afin de soutenir encore plus les producteurs agricoles. Notre engagement envers le Niger est à long terme, car nous sommes convaincus que l’information et l’éducation sont des outils puissants pour la résilience face au changement climatique’’.

Quant au Secrétaire Général du Gouvernorat de Dosso, M. Soumana Karimoun, il a estimé que l’avenir de notre région et de notre pays dépend de la manière dont nous adaptons nos pratiques agricoles aux réalités changeantes de notre climat. « Nous sommes tous témoins des effets dévastateurs que le changement climatique a eu sur notre terre, nos communautés et notre économie. C’est pourquoi je suis particulièrement engagé dans la lutte contre ce phénomène. Cela m’a conduit à accorder une attention particulière à la résilience climatique, surtout en ce qui concerne nos vaillants agriculteurs, qui sont à la fois les plus touchés et les plus déterminés à faire face à ces défis », a-t-il souligné. « Nos agriculteurs sont prêts et désireux d’apprendre, de s’adapter et de prospérer malgré les défis climatiques. Cela témoigne de notre engagement constant à favoriser l’innovation, l’éducation et l’autonomisation de nos agriculteurs. Grâce à des initiatives comme celle-ci, nous pouvons transformer ces défis en une opportunité pour créer un avenir plus résilient pour notre peuple », a ajouté M. Karimoun.

En formant nos agriculteurs, a-t-il poursuivi, nos animateurs de radio communautaire et nos chefs de service agricole sur l’utilisation des informations et services climatiques, vous contribuez directement à améliorer la capacité de nos communautés à faire face aux changements climatiques. En donnant à nos producteurs les outils nécessaires pour prendre des décisions éclairées, nous renforçons non seulement la sécurité alimentaire de notre région et de notre pays, mais aussi la durabilité de nos pratiques agricoles. « Je suis persuadé que cet atelier aura un impact significatif et durable sur la vie de nos agriculteurs. Cela nous rapprochera de notre objectif ultime : un Niger plus résilient face aux défis climatiques, où nos agriculteurs, nos communautés et notre économie prospèrent malgré les obstacles », a souhaité le SG du Gouvernorat.

Mahamadou Diallo

(Responsable de la Communication/PFPN

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Atelier de concertation et de consultation sur le GAFSP à Bonkoukou

La filière pomme de terre au centre des débats

La salle de réunion de la Mairie de Bonkoukou a abrité, le samedi 15 avril 2023, l’Atelier de Concertation et de Consultation des acteurs sur le Projet GAFSP (Global Agriculture and Food Security Programme). C’est au total une centaine de personnes, (dont 87 femmes et jeunes et 13 hommes),  qui ont pris part à cette rencontre d’échanges. Ces échanges ont eu lieu en présence de MM. Issa Nouhou, Ali Modi et Mohamed Alhassane, respectivement Maire de Bonkoukou, de Damana et de Baleyara. C’est M. Djibo Bagna, président de la PFPN qui a  dirigé la mission de  consultation et de concertation, ainsi que les échanges qui en sont suivis. Ladite mission est conduite par la Confédération Coopérative Paysanne Horticole du Niger (CCPHN), qui intervient dans cette zone et qui est spécialisée dans la filière ‘‘Pomme de terre’’, cette structure était représentée, à la mission, par MM. Nassirou Talatou, Coordonnateur et Douma Abdousalam, Directeur Commercial de la CCPHN.

Après le mot de bienvenue du Maire de Bonkoukou, M. Issa Nouhou, c’est le président de la PFPN, M. Djbo Bagna qui a pris la parole pour ce réjouir de ‘‘cette mobilisation populaire’’ en faveur dudit projet. « Nous sommes venus pour vous parler des tenants et aboutissants du projet GAFSP, à la sélection duquel la PFPN et ses organisations membres entendent postuler », a d’entrée de jeu indiqué M. Bagna. Il a ajouté que trois (3) OPs faitières  à savoir FUCOPRI, CCPHN et FNEN-DADDO sont intéressées par ledit projet. Ainsi, par l’intermédiaire de leur cadre de concertation le Coordination Nationale de la Plateforme Paysanne du Niger (CN/PFPN), ainsi que FUCOPRI, CCPHN et FENEN-DADDO, ont sollicité l’appui du GAFSP pour la mise en œuvre du projet d’appui aux filières pomme de terre, lait et  riz hors périmètre pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle au Niger. Selon le président Bagna, le projet GAFSP ce permettra à terme de résorber les effets des contraintes soulevées par l’augmentation des productions Agricoles ; l’insertion professionnelle des jeunes et femmes et l’augmentation significatives des revenus des ménages. Il a souligné le fait que ledit projet implique certes les hommes mais il met surtout l’accent sur les femmes et les jeunes.

Par la suite, M. Douma Abdoussalam, Directeur Commercial à la CCPHN a pris la parole pour rappeler que sa structure intervient dans la filière pomme de terre depuis plusieurs années, ce qui lui a permis d’acquérir d’importantes et diverses expériences, qu’elle compte partager et mettre à la dispositions des producteurs et productrices de la pomme de terre.  « Avec le Projet GAFSP, nous  comptons poursuivre et renforcer nos actions et l’élargir au-delà de nos zones actuelles d’intervention. Ce qui nous permettra d’intervenir dans toute l’étendue de notre vaste territoire désertique. Ce qui améliorera les revenus des ménages nigériens et promouvoir l’autonomisation des femmes, tout en créant des emplois pour les jeunes », a  précisé M. Abdoussalam.

A leur tour, toutes fières et motivées, des nombreuses femmes, âgées entre 19 et 45 ans, productrices de pomme de terre ont pris la parole, qui pour se féliciter de cette initiative de Confédération Coopérative Paysanne Horticole du Niger (CCPHN) en particulier et de la PFPN en général, consistant à promouvoir et à renforcer la  production dans cette filière dans l’intérêt surtout des jeunes et des femmes des localités ciblées de la région de Tillabéri.

Plusieurs de ces femmes ont notamment  évoqué les nombreux défis auxquels elles font face dans le cadre de leurs activités de production de la pomme de terre. Parmi ceux-ci la question des intrants, de la production, du stockage et de la commercialisation. « Nous sommes mobilisées pour produire encore plus et renforcer la filière pomme de terre, cependant les  défis que nous avons évoqués annihilent tous nos efforts et cela nous décourage un peu », s’est plainte Zeïnabou Illo, une productrice de Bonkoukou. Haoua Alou, âgée de 45 ans, mère de cinq enfants et Chef d’exploitation témoigne : « Cette année la production de pomme de terre a été insignifiante car nous n’avons pas eu de bonnes semences, nous n’avons pas aussi bénéficié d’un bon encadrement à cela s’ajoutent l’insuffisance des intrants et autres facteurs de productions. Ainsi, ce projet sera le bienvenue pour relancer nos productions et nourrir non seulement nos ménages mais aussi approvisionné d’autres localités de notre pays ».

Après d’autres interventions des productrices et producteurs, il ressort que les participants à cet atelier ont approuvé cette initiative et s’engagent à se mobiliser pour l’atteinte des résultats du projet et ont souhaité que le dossier de la PFPN soit retenu.

Ensuite, les différents Maires, présents à cette rencontre ont, à tour de rôle pris la parole pour se félicités du choix porté sur leurs entités administratives, dans le cadre du projet GAFSP. Ils se sont pleinement engagés à soutenir le GASP en inscrivant des lignes budgétaires dans leurs Plans de Développement Communaux (PDC). Les élus ont aussi salué cette démarche qui implique qui implique les acteurs, de bout en bout. Ce qui permet, selon eux, de non seulement travailler en synergie et avoir ainsi la cohérence des interventions mais aussi et surtout de prendre en compte l’initiative dans les résultats au niveau des rapports des différentes communes.

En clôturant la rencontre, le Maire de Bonkoukou a, au nom de ces collègues de Damana, de Balleyara et de Hamadallaye, vivement félicité et remercié la PFPN et la CCPHN, ‘‘pour cette louable initiative’’ et les a rassuré de tout leur soutien politique pour que l’exemple du Niger serve de modèle à d’autres pays. Après s’être réjouit de cette mobilisation, surtout féminine, l’élu a souhaité un bon retour aux participants dans leurs diverses et nombreuses localités.

Rappelons que, pour la septième fois, le GAFSP a lancé un nouvel appel à projet exclusivement ouvert aux organisations paysannes. Aussi, la PFPN a sollicité et obtenu l’accord du FIDA, en tant qu’Entité de Supervision, pour le soutenir à formuler et soumettre une proposition.  Suite à l’approbation par le GAFSP de la Partie 1 : Modèle de Manifestation d’intérêt – OP, il est entamé le processus d’élaboration de la proposition finale. Dans ce cadre le FIDA a partagé avec la PFPN une feuille de route, a mis à disposition un consultant et a formulé des conseils dont l’organisation de sessions de consultation/conversation/validation de la proposition incluant toutes les parties prenantes clés de la mise en œuvre.

En vue de rendre effective cette idée, la Plate-Forme Paysanne du Niger a sollicité, une fois de plus, l’appui du ROPPA pour l’organisation d’une rencontre nationale de partage et d’enrichissement de la proposition définitive. Cette rencontre s’est tenue à la suite des rencontres dans les trois régions intervention pour informer et échanger avec les principaux acteurs. C’est dans ce cadre que s’est tenue, le 15 avril 2023, l’Atelier de Bonkoukou, ayant regroupé les productrices et producteurs de pomme de terre des communes de Hamdallaye, Damana, Balleyara et Bonkoukou, zones d’intervention de la CCPHN.

Mahamadou Diallo

(Chargé de Communication/PFPN)

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