Le secteur agro-pastoral est « l’épine dorsale » de l’économie nigérienne. Il représente plus de 40 % du PIB total, 35 % des exportations et constitue la principale source de revenus pour plus de 80 % de la population. Malgré les efforts du gouvernement, la plupart des exploitations familiales n’ont toujours qu’un accès marginal aux services agricoles et manquent de moyens pour assurer leur propre sécurité alimentaire.
Face à cette situation, les organisations de producteurs (OP), membres de la Plateforme Paysanne du Niger (CNPFPN), s’organisent pour apporter à leurs membres les services technico-économiques nécessaires. Avec l’appui du Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) et le financement GAFSP, la CNPFPN met en œuvre le Projet d’Appui à l’Intensification de la Production Agricole (PAIPA).
Dans ce cadre, la CNPFPN lance un avis d’appel d’offres pour :
👉 La construction d’une (1) chambre froide de conservation de pomme de terre d’une capacité de 2000 tonnes à Bartchawal, commune rurale de Hamdallaye.
Conditions de participation :
La participation est ouverte à toutes les personnes physiques ou morales en règle vis-à-vis de l’Administration.
Le délai d’exécution ne devra pas excéder 75 jours.
Les offres doivent être présentées en 1 original et 2 copies.
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant 90 jours.
Retrait du dossier : Les candidats intéressés peuvent obtenir gratuitement le dossier d’appel d’offres auprès de : Plateforme Paysanne du Niger Route Fillingué, rue RF62 Tél : (227) 96 01 95 49 / 90 39 22 23 E-mail : pfpniger@gmail.com
Dépôt et ouverture des offres :
Date limite : Jeudi 09 octobre 2025 à 12h30
Lieu de dépôt : Siège de la PFPN, Route Fillingué, rue RF62
Ouverture des plis : Jeudi 09 octobre 2025 à 15h00, au même endroit.
Les offres reçues après ce délai seront rejetées.
La PFPN se réserve le droit de ne donner aucune suite à tout ou partie du présent appel d’offres.
Une participation exceptionnelle venue de tout le pays
Les paysans venus des 265 communes du Niger ont pris d’assaut le Palais du 29 Juillet à Niamey du 28 au 31 Mai 2025. D’une capacité de 3 500 places, ce palais a abrité pendant quatre jours intenses les sessions de la 5e édition de la Semaine du Paysan, un événement national d’envergure qui s’est clôturé sur une note hautement satisfaisante.
Un événement phare pour le monde rural
Organisée par la Plate-Forme Paysanne du Niger, cette édition a connu un succès retentissant, témoignant de l’engagement profond du secteur agricole. La cérémonie de clôture s’est déroulée dans une ambiance festive et conviviale, rassemblant un large éventail d’acteurs :
Agriculteurs
Pêcheurs
Éleveurs
Responsables gouvernementaux
Partenaires techniques et financiers
Invités de marque
Des échanges riches et instructifs
La Semaine du Paysan a été marquée par des activités variées favorisant les échanges :
Panels pratiques
Conférences thématiques
Ateliers techniques
Exposition vente
Les discussions ont porté sur :
La Recherche et le Financement
L’Agroécologie
La Politique Foncière Rurale
Les nouvelles techniques agricoles
Les enjeux de durabilité
L’importance de l’agriculture familiale
Ces sessions ont permis aux participants de partager leurs expériences et de faire entendre leur voix sur les réalités du terrain.
Une forte reconnaissance gouvernementale
Le point culminant de l’événement a été la présence du Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, aux côtés des paysans. Dans son discours, il a :
Félicité la Plate-Forme Paysanne pour son engagement
Souligné l’importance d’accompagner les producteurs dans l’amélioration des rendements
Annoncé des mesures concrètes pour renforcer les infrastructures agro-sylvo pastorales et halieutiques
Des témoignages poignants et porteurs d’espoir
Tout au long de la semaine, plusieurs intervenants ont livré des témoignages émouvants, mettant en lumière :
Les défis du monde rural
L’impact positif de ces rencontres annuelles
La nécessité d’un soutien accru de l’État et de ses partenaires
Ces témoignages ont renforcé la prise de conscience collective autour des enjeux agricoles.
Une vision claire pour l’avenir
La clôture de cette 5e édition ne s’est pas limitée à une simple célébration. Elle a servi de véritable tremplin vers un avenir plus solide pour l’agriculture nigérienne, avec des promesses de :
Collaboration renforcée entre l’État, la chefferie traditionnelle, les organisations paysannes et le secteur privé
Politiques inclusives pour soutenir les producteurs
🤝 Ensemble, construisons un avenir meilleur pour nos paysans !
Le Président Djibo Bagna, annonce la tenue de l’évènement du 20 au 23 mai 2024 à Margou.
M Djibo Bagna (au micro) anima le point de presse
Lors d’un point de presse tenu, le mardi 07 mai dernier, au siège national de la Plate-Forme Paysanne du Niger, animé par le Président de ladite structure, M Djibo Bagna, il a été annoncé que la 4ème Edition de la Semaine du Paysan aura lieu, à Margou Bene région de Dosso du 20 au 23 mai 2024.
Annonçant l’évènement, M Bagna a indiqué que cette Edition sera placée sous le haut patronage du Chef de l’Etat le General de Brigade Abdourahamane Tchiani avec pour thème : « Rôles et responsabilités des Organisations des Producteurs dans l’atteinte de la Souveraineté Alimentaire du Niger dans un contexte d’insécurité, de réformes foncières et un environnement financier fragile ».
« Nous avons initié la semaine du paysan au Niger pour permettre au plus haute autorité de ce pays, notamment le chef de l’Etat, de rencontrer et d’échanger, au moins une fois l’an, les producteurs nigériens. Ce qui permettra à ces autorités de recevoir des informations brutes, claires et véridiques de la part des paysans et de leurs activités. Aussi c’est une occasion pour ces paysans de décliner leur défis et leur attente aussi bien aux autorités qu’aux experts du secteurs du monde rural » a précisé le Président de la PFPN.
Selon lui, le thème retenu pour cette Edition a pour but de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire au Niger, chère aux plus hautes autorités nationale et aux organisations paysannes.
Près de 4 500 participants en provenance de toutes les régions participeront à cet évènement.
C’est ainsi que plusieurs activités y sont prévu telles que : Université Paysanne, journée du paysan, panels, débats, foire et exposition.
Notons que, Les résultats pertinents obtenus au cours des journées et semaines du paysan ont suscité beaucoup d’espoir pour les paysans nigériens, mais aussi et surtout un regain d’intérêt des décideurs politiques et des partenaires techniques et financiers pour la cause paysanne. Depuis lors, la Plateforme Paysanne a organisée quatre (4) autres éditions respectivement 2009, 2010, 2019 et une (1) journée paysanne régionale Ouest Africaine à Niamey en 2012.
Le point de presse de la Plateforme Paysanne du Niger pour le lancement de la 4ème édition de la Semaine du Paysan a été couvert par l’Office National d’Edition et de Presse (ONEP).
Le président de la plateforme paysanne a annoncée les activités programmées qui se déroulera du 20 au 23 mai 2024 à margou béné dans la région de Dosso.
La Plate-Forme Paysanne du Niger (PFPN) a tenu un point de presse le mardi 7 mai 2024 dans ses locaux pour annoncer le lancement des activités de la 4ème Edition de la ”Semaine du Paysan”. Cet événement se déroulera du 20 au 23 mai 2024 à la ”Maison du Paysan” de Margou-Béné, dans la Région
Le thème de cette édition est « Rôles et responsabilité des organisations des producteurs dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire dans un contexte d’insécurité ».
L’objectif principal de ce point de presse était de présenter les différentes activités prévues lors de la « Semaine du paysan » et de permettre aux médias de diffuser largement cet événement.
La séance a été présidée par le Président de la PFPN, M. Djibo Bagna, en présence du Président du Groupement d’Action culturelle et développement des Jeunes Eleveurs (GAJEL SUDU BABA), M. Tidjani Amadou, de la Présidente du Collège des Femmes , Mme Hima Fatimatou, et du Secrétaire Général Adjoint de la PFPN, M. Amadou Siddo.
La Semaine du Paysan est un événement d’envergure nationale qui rassemble chaque année plus de 4500 producteurs venant de toutes les régions du Niger, ainsi que des représentants des institutions publiques et privées et des acteurs de la sous-région.
Les objectifs de cette semaine sont multiples : sensibiliser les acteurs du monde rural aux enjeux de la souveraineté alimentaire ; promouvoir les bonnes pratiques agricoles et les innovations technologiques ; faciliter les échanges et les partenariats entre les producteurs et les différentes institutions ; mettre en lumière les initiatives gouvernementales telles que le Programme de Résilience pour la Sauvegarde de la Patrie (PRSP) et le Programme de Grande Irrigation (PGI) ; renforcer les capacités des producteurs en matière de gestion agricole, de technique de production et de commercialisation ; encourager l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et de la gestion durable des ressources naturelles.
M. Djibo Bagna a souligné la collaboration et le soutien de nombreux partenaires, notamment les Ministères sectoriels, les organisations de la société civile, les institutions de recherche et les partenaires au développement.
Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Oumarou Hamani Ibrahim Abdourahamane Zakary RAYA KARKARA
Retour en image de la signature de convention de partenariat entre L’agence de communication 360° Africa Communication Network ACN et la plateforme paysanne dans le cadre de la gestion de leur communication et de leurs événements
Les OP autoévaluent leurs actions dans le cadre du PARIIS
Une vue des participants à l’atelier de l’auto évaluation sur la mise en œuvre du PARIIS
La nouvelle salle de réunion de la Plateforme Paysanne du Niger (membre du ROPPA), a abrité le 04 et 05 décembre 2023 un atelier sur les actions des OP dans la mise en œuvre du PARIIS (Projet D’Appui Régional à l’Initiative pour l’irrigation au Sahel).
Cette rencontre qui a réuni une vingtaine des personnes, en provenance de nombreuses localité que couvre ce projet a plusieurs objectifs.
Parmi ceux-ci : contribuer à la reddition de compte du PARIIS ; contribuer à l’évaluation de la mise en œuvre de l’action des OP dans le PARIIS ; faire une auto évaluation des activités des OP dans le PARIIS ; collecter les données pour mettre à jour la cadre logique ROPPA-PARIIS ; contribuer à la documentation de la mise en œuvre de l’intervention des OP dans le PARIIS ; collecter les données nationales sur certaines cibles permettant de mettre à jour la logique d’intervention du ROPPA dans le PARIIS.
« De façon plus opérationnelle, les plateformes en charge du déploiement des activités au niveau national ont pour devoir d’organiser l’auto évaluation de la mise en œuvre des activités des OP dans le PARIIS et aussi de collecter les données qui permettront de renseigner la logique d’intervention. » a indiqué M Abdou Nino, membre de la Coordination de la PFPN.
Ainsi durant deux jours les participants ont procédé à l’auto-évaluation des actions des organisations paysannes dans la mise en œuvre du projet PARIIS, à l’actualisation du cadre logique de leurs interventions, à la présentation qui consiste à recueillir des informations auprès des participants pour enrichir les tableaux présentés le premier jour de l’atelier.
Rappelons que c’est après plusieurs initiatives développées par les États et même les organisations professionnelles soutenues par les partenaires de différents ordres, le CILSS qu’a été lancée une initiative nouvelle autour de l’irrigation. Ceci après le forum de haut niveau sur l’irrigation au Sahel tenu à Dakar en octobre 2013 qui s’inscrit dans une dynamique régionale encore plus globale. Cette nouvelle dynamique s’est traduite dans un cadre stratégique et vise principalement à capitaliser et valoriser les nombreuses expériences des pays du Sahel pour construire une vision partagée et définir des méthodologies et des solutions d’irrigation diverses. L’objectif est de promouvoir le développement d’une agriculture irriguée durable, adaptée au milieu, compétitive et inclusive.
Le Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel. C’est un projet financé par la Banque Mondiale et qui mobilise aussi bien les six États de la zone du Sahel du CILSS ainsi que les régionales impliquées dans la mise en œuvre des politiques agricoles et connexes.
La Plateforme Paysanne du Niger (PFPN), en collaboration avec le ROPPA et la Coopération Autrichienne, a organisé du 16 au 17 Aout derniers à son siège un atelier national d’auto-évaluation du Programme d’Appui à la Résilience des Femmes en Afrique de l’Ouest (PARFAO). C’est une trentaine de participants (es) en provenance des régions de Niamey et de Tillabéri qui ont pris part à cette rencontre. Dans le cadre de l’exécution du PARFAO au Niger, 73 personnes ont été interviewés sur leurs perceptions des acquis, limites, les conditions de durabilité du programme, ainsi que les perspectives.
La photo de famille des participants (es) à l’atelier sur le PARFAO
Déclinant les objectifs dudit atelier, la Présidente du collège des femmes de la PFPN, Mme Hima Fatimata, a indiqué qu’il s’agit de : analyser les premières principales conclusions issues de la collecte des données auprès des bénéficiaires ; conduire une analyse de l’utilité du projet pour les collèges des femmes (pertinence, cohérence interne et avec les ambitions des femmes, efficacité et conditions de durabilité) ; identifier les principaux acquis du projet puis faire un repérage des expériences à capitaliser (les documents très sommairement) ; faire ressortir les faiblesses et manquements du projet ; repérer les conditions de réplicabilité du projet ainsi que les perspectives qu’on peut entrevoir et enfin d’engager un dialogue avec les autorités publiques sur la problématique de la résilience des femmes.
Elle a ajouté que, le projet vise principalement le renforcement des capacités de résilience des femmes en milieu rural. Selon la Présidente du CF, deux groupes de femmes sont concernés : les femmes agricultrices, transformatrices ou celle qui sont insérées dans les activités connexes de l’agriculture ainsi que les femmes vulnérables au sein des exploitations familiales dans des communautés rurales des zones d’intervention du projet, qui sont actives dans des organisations paysannes.
« Pour s’assurer de la bonne exécution du programme, le ROPPA, a décidé de conduire une auto-évaluation afin d’avoir une lecture interne paysanne et aux repérages des acquis, défis et perspectives du PARFAO. En effet, ce processus d’auto-évaluation a démarré par une phase de collecte des données auprès des bénéficiaires du programme par des animateurs endogènes à travers des entretiens individuels et par focus groupes», a précisé Mme Hima.
Lors de l’atelier, les participants (es) ont suivi et animer des travaux aussi bien en plénière qu’en groupes. Selon le responsable du suivi-Evaluation de la PFPN M. Adamou Bangna, plusieurs sujet ont été évoqué comme : la perception globale des bénéficiaires sur le projet ; le niveau d’accroissement des revenus et les sentiments d’amélioration des revenues par les femmes membres des coopératives ; l’utilité du projet pour les groupes des bénéficiaires ; le niveau d’accès au marché des femmes ; les conditions des durabilités et enfin les perspectives. Ainsi des échanges entre les participants (es) de l’atelier ont permis, non seulement d’arrondir les angles mais aussi de faire des propositions concrètes pour un meilleur accaparement au profit des populations nigériennes quant à la mise en œuvre du PARFAO.
Il convient de rappeler que le Programme PARFAO, Le projet PARFAO est une initiative du Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles en Afrique de l’Ouest (ROPPA), financé par le Gouvernement Autrichien et couvre cinq pays : Burkina, Gambie, Mali, Niger et le Sénégal. Ce programme intervient dans trois régions : Niamey, Tillabéri et Dosso.
Les participants initiés à la préparation et à l’usage des bio-pesticides
Le Centre de formation en Agroécologie de Winditan a accueilli, du 17 au 20 juin 2023, une formation sur les techniques de fabrication des bio-protecteurs, de trente (30) producteurs et productrices de la Commune de Filingué (une des communes de SD3C). Cette activité entre dans le cadre de l’exécution du programme conjoint Sahel en réponse aux Défis COVID-19, Conflits et Changements Climatiques (SD3C). Elle est organisée par la Plateforme Paysanne du Niger (PFPN), avec l’appui du Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) et du G5-Sahel. Ainsi, à l’issue de quatre (4) jours de travaux théoriques et pratiques, les participants ont été initiés aux techniques et pratiques de préparation des bio-pesticides (Apichi, huile de feuille de neem et à base d’huile, de soufre et de chaux vive) et ont mis en place une pépinière communautaire sur les espèces forestières non ligneuses de plus de 5.000 plants. C’est le spécialiste en agroécologie, M. Younoussa Moussa, de FASAM-Terre verte qui a assuré la dite formation.
Une vue des participantes lors de la formation
Afin de remplacer les pesticides chimiques, plusieurs produits à base de plantes ont fait l’objet de dizaines de formations en direction des producteurs et productrices, principalement pour la protection phytosanitaire des cultures maraîchères mais aussi du niébé. Il s’agit de pesticides naturels à partir de graines ou feuilles de neem, de piment et dans une moindre mesure de tabac ou d’ail. Ainsi, les participants ont, à travers des activités sur le terrain, appris les pratiques de traitement phytosanitaire naturel des cultures maraîchères et au-delà ; la pertinence de l’utilisation des pesticides naturels ; les techniques de production de pesticide naturels à base de feuilles de Neem, de papayer, de piment, d’huile de Neem et ont compris la nécessité de contribuer à préserver les équilibres naturels.
Procédé de préparation de l’huile de feuilles de neem au Centre de formation en Agroécologie
Déclinant le rôle inestimable que joue le neem dans le cadre de son utilisation pour la préparation de bio-protecteur, le formateur Moussa a indiqué que ‘‘Le neem, un insecticide biologique efficace. L’intérêt croissant pour l’utilisation des pesticides à base de neem dans le monde est motivé par leurs effets comparables à ceux des pesticides chimiques ainsi que par le fait qu’ils sont peu nocifs sur l’environnement. Le principe actif contre les ravageurs se nomme l’azadirachtine. L’application de ce produit sur les larves d’insectes provoque leur mort à différents stades de leur développement, ainsi que des malformations (réduction de la longévité et de la fécondité chez les adultes, etc.) L’amande extraite du noyau de neem est transformée en Huile de neem par une pression à froid qui permet d’atteindre un taux d’insecticide supérieur. Il semble que cette opération soit plus efficace dans l’obscurité pour éviter la dégradation de la matière active par la lumière et la substance active de la plante une fois extraite est comparable à n’importe quel insecticide non spécifique’’.
Selon Balkissa Alhassane, une participante du Groupement ‘‘Labou si tari’’, suite à cette formation elle a appris à : connaitre les plantes à vertus pesticides dans les localités, à être capable de préparer et d’appliquer des bio-pesticides ainsi que les moments propices d’application des bio-pesticides. « Je compte mettre en pratique tout ce que je viens d’apprendre ici, d’abord dans notre jardin et ensuite partager cette expérience de bio pesticides avec les autres membres du groupement », a déclaré Balkissa.
Évoquant la question du dosage des bio-protecteurs, Nafissatou Boubacar, étudiante en agronomie, en provenance de Namari Peulh et membre du Groupement Weeti, note qu’en agriculture, un pesticide est vendu pour être utilisé à une dose précise. Cette dose a été étudiée pour protéger les cultures et pour limiter les risques pour le producteur, l’environnement et pour les consommateurs. Le respect de la dose de matière active par unité de surface traitée est donc un élément important de l’efficacité des traitements phytosanitaires, même avec des bio-pesticides. « Par rapport aux pesticides chimiques, les risques d’utilisation d’une dose trop forte avec une solution de neem semblent réduits (à confirmer par les spécialistes). Par contre, l’apport d’une dose trop faible présente le risque que le pesticide n’agisse pas sur les ravageurs combattus et donc manque d’efficacité. C’est d’ailleurs ce que reprochent certains producteurs aux bio-pesticides, un manque d’efficacité. Il est donc important de respecter la dose appropriée », a-t-elle suggéré.
Préparation du biopesticide (Apichi) à Winditan
Elle ajoute qu’au Niger également les OP sont de fervents défenseurs et ‘‘testeurs’’ de pratiques agro écologiques. Selon elle, les initiatives pilotes sont certes encore limitées, le plus souvent portées par des ONG locales et internationales en partenariat avec des OP. Les interventions sont souvent explicitement orientées vers l’adaptation au changement climatique (gestion de l’eau, adaptation calendrier cultural, espèces et variétés) et la gestion des ressources naturelles (aménagements antiérosif, restauration des terres dégradées, agroforesterie…).
« Au-delà de ces opérations pilotes, il existe au Niger une longue tradition de pratiques résilientes et des succès notables en matière de changement d’échelle de ces pratiques. La Plateforme paysanne du Niger (membre du ROPPA) a également mis en place un Centre de formation sur l’agro écologie, où nous nous trouvons actuellement pour cette formation », souligne Nafissatou.
Notons enfin que cette formation pratique a pour objectif général d’apporter des connaissances techniques et méthodologiques aux membres des groupements bénéficiaires pour créer un pool communautaire capable de pratiquer et de disséminer des pratiques agroécologiques basées sur les techniques de récupération et d’amélioration de la fertilité des sols et de bio protecteurs.
Comme objectifs spécifiques, elle vise à la : Formation des productrices/ producteurs sur des pratiques d’amélioration de la fertilité de sol (Bokashi solide et liquide, Biocharb etc.) ; formation des productrices/ producteurs sur des pratiques des bio protecteurs (apichi et huile de feuille de neem) ; fabrication de l’Apichi ainsi qu’à la fabrication de l’Huile de feuille de neem, et du bio-pecticides à base de l’huile, de la chaux vive et du soufre.
Mahamadou Diallo (Responsable Communication/PFPN)
Des participantes pulvérisant des jardins avec des biopesticiddes qu’elles ont préparé lors de la formation à Winditan.
Fabrique de pépinière par les participantes à Winditan
Les productrices et producteurs de Filingué initiés aux techniques agroécologiques de fertilisation des sols.
Dans le cadre de l’exécution du programme conjoint Sahel en réponse aux Défis COVID-19, Conflits et Changements climatiques (SD3C), la Plateforme Paysanne du Niger (PFPN), en collaboration avec le Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) et G5-Sahel organise, du 12 au 15 juin 2023, au Centre de formation en Agroécologie de Winditan, une formation des productrices et producteurs, du département de Filingué (Région de Tillabéri), sur des pratiques d’amélioration de la fertilité de sol. Au total, c’est trente (30) producteurs, de la Commune de Filingué (une des communes de SD3C), qui ont vu leurs capacités renforcées et qui sont accompagnés, à travers deux séries de formation dont une formation sur les techniques sobres de fertilisation de sols et sur la régénération de fertilité de sol (bokashi, biochar, super Mago solide et liquide), ainsi que des pratiques de récupérations et amendement des sols dégradés ( zaï, cordions pierreux, etc.). Cette activité s’inscrit dans la droite ligne d’appui à la mise en œuvre du programme régional de transition agroécologie des systèmes de production.
Depuis très longtemps, les acteurs du monde rural (Etat, ONG, projet et programmes et OP) à quelque niveau qu’il soit, sont à la recherche d’une nouvelle technique de production agro-sylvo-pastorale. Leurs actions comprennent l’identification, la conception, la vulgarisation et l’adoption des bonnes pratiques agro-sylvo-pastorales.
C’est dans le cadre de cette perpétuelle recherche des meilleures techniques de fertilisation des sols et pour limiter les effets du changement climatique que cette formation a eu lieu.
Assurée par des imminents experts de la Ferme Agroécologique pour une Souveraineté Alimentaire Maintenant (FASAM TERRE VERTE), la formation a regroupée sept (7) groupements ruraux intervenant dans le département de Filingue.
Durant quatre (4) jours à travers des séances théoriques et pratiques, les participants, sous la direction de M. Younoussa Moussa, Responsable de la Production et de la Formation à la FASAM, ont maîtrisé les différentes techniques de fertilisation de sols et de régénération de la fertilité de sol dont : bokashi, biochar), ainsi que les : zaï, cordions pierreux, etc.
Des bénéficiaires témoignent,…..
La trentaine dépassée, Bibata Adamou vient du Kourfey Centre, membre du Groupement ‘‘Hannou Bidi Na Kanka’’, ‘‘La main qui travailler se nourrir bien’’ et jardinière, elle dit penser tout connaître des techniques de fertilisation de sol. « Mais avec cette formation, je me suis désillusionnée. En effet, je viens de découvrir le Bokashi, un engrais bio, naturel, simple à produire et avec des matériaux locaux donc disponibles et à moindre coût », estime Bibata. Elle ajoute que dès son retour au village, elle compte réunir les membres de son groupement pour une expérimentation et un partage de connaissances acquises à Winditan. « Désormais, nos sols qui sont fatigués et lessivés seront ragaillardis et renforcés grâce aux fertilisants naturels et bio que nous allons leurs administrés », déclare la jardinière, sourire aux lèvres.
Photo : femmes en pratique sur bokashi
Photo : bokashi en retournement
Maazou Insa est un Chef d’exploitation qui vient de Chikal, il est membre du Groupement ‘‘Té Bon Sé’’, ‘‘Aides-toi, toi-même’’, selon lui cette formation est une vraie révélation pour lui, sa famille, son groupement et pour toute sa communauté. « Plus ma famille grandie et plus j’ai des problèmes à la nourrir car de plus en plus les terres se dégradent et ne produisent plus suffisamment. Alors, grâce à la production de bokashi, de biochar et des fertilisants solides et liquides, que je viens d’apprendre, je peux dire que mes terrains agricoles sont sauvés et ma famille aussi. Car je compte expérimenter toutes ces techniques de fertilisation pour rendre à mes sols leur santé et améliorer ma production et cela de manière écologique donc sans produits chimiques », indique M. Insa.
Photos : Bio chabon en carbonisation anaérobique
Mme Hadiza Souley vit à Winditan, propriétaire d’un champs et deux jardins, elle estime que cette formation est pour elle une expérience qu’elle n’oubliera jamais. « C’est que je viens de vivre, durant quatre jours au Centre de formation en agroécologie est historique. Dès la fin de cette formation, je me mettrai au travail pour produire, avec l’aide de ma famille, les fertilisants solides comme liquides. Ainsi, mes sols seront sauvés et ma production alimentaire va considérablement augmenter. Mieux, j’exhorterai les membres de notre groupement pour en produire en quantité suffisante aussi bien pour leurs exploitions que pour la vente. Cela nous procurera, à coup sûr des revenus pour notre structure », projette-t-elle, toute joyeuse.
Pour pousser les participants à bien maitriser et utiliser ces différentes techniques de fertilisation des sols, le formateur Younoussa Moussa de la FASAM a eu ces mots : « La fertilisation organique ou amendements, c’est l’incorporation au sol, de matières organiques plus ou moins décomposées, tels que les fumiers. Elle permet d’améliorer la structure du sol et d’augmenter la capacité du complexe argilo-humique à stocker les éléments nutritifs. Le processus de minéralisation de la matière organique libère de manière progressive les éléments nutritifs dont la plante a besoin pour son développement. Les engrais organiques sont précieux, non seulement parce qu’ils apportent aux plantes des éléments nutritifs mais aussi parce qu’ils ont un effet favorable sur l’état du sol en général ».
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